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Comme un parfum d'aventure

Être exploratrice, explorateur, ça ne s'apprend pas... cela se transmet... A 10 ans, ma super maman m'a annoncé qu'elle m'emmenait au Bhoutan, petit pays au nord-est de l'Inde, pour 3 belles semaines. Toute excitée de prendre pour la première fois l'avion, c'est avec hâte que j’ai préparé ma valise et mon passeport pour cette destination asiatique inconnue, pendant que mes amis restaient à l'école... un voyage initiatique. C'est à ce moment là que tout a commencé.     Deux ans plus tard, je suis retournée au Bhoutan pour un mois, en passant toujours par l'Inde, accompagnée en plus cette fois de ma petite soeur de 7 ans.     J'ai pris goût à cette liberté, cette légèreté de s'envoler pour de nouveaux horizons à la rencontre de personnes inconnues et de lieux merveilleux qui nous permettent de grandir… j'avais hâte de pouvoir le vivre seule dès que je le pourrais. Pendant mes années de collège, j'ai pu partir pour quelques aventures en petits groupes d'amis en Espagne et en Angleterre. Des découvertes tranquilles. Rien à voir avec mon programme d’exploration quelques années plus tard... Que les journées sont longues quand on est enfermé au lycée... Ma seconde s'est déroulée sans souci, mais ce n'était pas très exaltant. Les heures de cours défilaient sans vraiment se rendre compte de tout ce qu'on nous racontait, est-ce qu’on était vraiment présents ?! Une chose était sûre, j'étais en train de perdre mon temps ! J’ai débuté ma première littéraire, puis j'ai très vite souhaité « m'escapader » (oui, on pourrait le dire comme ça !)... Heureusement, dans ces moments là, je savais que je pouvais toujours compter sur maman. A la fin du 1er trimestre, les heures d'absence ont commencé à s'accumuler à grande vitesse ! Les profs aussi étaient absents. Il fallait agir, changer de cap. C'est ce qu’on a décidé avec maman. Et mon papa a accepté notre choix (super !). Peu de temps après, je n'étais plus inscrite au lycée pour ma future terminale, j’étais inscrite au CNED pour suivre les cours à distance… car un challenge de taille nous attendait. Nous partions pour quatre mois et demi autour du monde réaliser un tournage international sur l'éducation des ados en pleine nature. Au menu des prochains mois : Chili, Etats-Unis (Californie), Inde et France. Une aventure excitante malgré des débuts quelque peu difficiles. Ces quatre mois et demi ailleurs ont scellé mon futur. A mon retour en mars 2017, j’ai poursuivi mon travail pour les épreuves du bac que j’ai présentées sans stress et avec assurance en juin. Je l’ai obtenu du premier coup contrairement à quelques amis de lycée moins chanceux. En octobre 2017, je suis repartie seule au Chili pour un mois de volontariat et retrouver aussi mes amis de coeur. Et en novembre 2017, un nouveau départ m’a emmenée en Suisse. Voilà deux ans maintenant que je me suis installée entre Martigny et Montreux pour mes études en management hôtelier. Le voyage est toujours présent dans ma vie. Après un an en Suisse, je suis une nouvelle fois repartie en solo au Chili en novembre 2018. Puis ma deuxième année d’études en Suisse s’est déroulée agréablement, avec les imprévus de la vie qui s'invitent... C'est à la suite d’événements survenus, que j'ai pris la décision de partir pour une autre destination à la fin d’un stage intense de cinq mois : le Vietnam. Voilà maintenant une bonne semaine que je vadrouille dans ces merveilleux paysages d'Asie, entre balades à scooter en pleine campagne pour rejoindre d'anciens tombeaux royaux et découverte à pied de vieilles villes. Avec des rencontres touchantes qui me rapprochent des autres et  de moi-même. Un voyage culturel ressourçant. Une expérience enrichissante pour le passage de mes 20 ans et juste après un incroyable saut en parapente en famille quelques jours avant mon départ.       A travers ce message, je souhaite partager mon expérience en tant qu'ado accompagnée et soutenue par mes parents, pour vous raconter à vous jeunes ados en questionnement permanent qu’il est possible de choisir une autre voie. Ne doutez pas de vous et de vos capacités même si ce n’est pas toujours facile, laissez-les vous montrer le chemin. Ne croyez pas que tout s'arrête à votre profil facebook, instagram, ou à ce que vos amis peuvent dire et publier sur vous. La seule personne à réellement savoir ce qui vous plaît, ce qui vous rend heureux et vivant, c'est vous. Et vous pouvez oser vous affirmer pour construire une vie consciente, responsable et joyeuse. Laurena Jamet-Locatelli, 20 octobre 2019, ville impériale de Hue au Vietnam      
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L'ENVOL

Moment unique, vivre pleinement ses 20 ans. Ce passage symbolique. Cet éclair vibrant. Fêter deux dizaines sur Terre avec des êtres chers, un cadeau du présent. Souffler ses bougies comme souffler sur tout ce qui n’est plus là, tous les souvenirs, la vie d’hier et d’avant-hier… avec une joie d’enfant farceur !  20 ans. Souhait de Laurena pour fêter ce nouvel anniversaire éphémère ? Voler en parapente comme pour se métamorphoser en oiseau quelques instants. Contempler la Terre du ciel en exploratrice aérienne, avec une soif de sensations nouvelles, un mélange d’audace et d’excitation joyeuse. Sans peur. Tel un bref voyage prometteur d’horizons jamais vus. 20 pas. Et le grand saut. Suspendue à sa voile déployée par le vent, Laurena s’est envolée avec son pilote de parapente d’un plateau verdoyant perché au sommet de la montagne, surplombant une petite commune proche de Montreux en Suisse et le lac Léman d’un bleu apaisant et lumineux sous l’éclat d’un chaud soleil. Pour cette aventure là, je suis restée sur Terre en observatrice et photographe lointaine. Juste admirer ce vol magnifique en plein azur, un joursolaire, le 28 septembre 2019, le jour d’après la date anniversaire. Je n’entendais pas le rire contagieux de Laurena, je l’entendais en écho dans mon cœur et cela me réjouissait. Et se mêlaient au sien ceux de sa sœur Florane et de leur papa, tous trois réunis pour ce vol exceptionnel. Un partage Bonheur. Les trois voiles si hautes dans les airs, qui ont sillonné tranquillement le ciel et tourbillonné par moments pour tester les sensations des voyageurs, apparaissaient comme de petits mouchoirs colorés et légers, balancés au gré des courants. Cela m’a rappelé lorsqu’on s’amusait enfants à faire voler nos poupées, nos voitures, nos doudous… en rêvant de voler avec nos jouets devenus géants pour nous porter… c’est peut-être pour ça qu’Elon Musk a envoyé une voiture dans l’espace, il s’est pris au jeu de son enfance envolée… et il a réalisé avec un grain de folie un rêve étonnant… Le temps de vol aura été bref. Mais il aura nourri chacun de nous, dans les airs ou sur Terre : comment affronter le nouveau, s’élancer dans l’inconnu avec confiance, s’affranchir de la pesanteur, ouvrir de vastes espaces, croire en soi, partager la découverte, créer un monde nouveau grâce aux jeunes… en particulier grâce aux jeunes filles, aux jeunes femmes qui osent comme leurs aînées engagées ouvrir des voies nouvelles. Soudain les voiles se sont rapprochées plus vite de la Terre, gonflées d’enthousiasme. L’atterrissage s’est déployé en douceur grâce aux trois pilotes experts. Je n’oublierai jamais le visage radieux de Laurena qui exprimait sa totale liberté de vivre et de choisir ce qui lui convient… ses mots ont claqué dans l’air : « magique ! Je me suis sentie si légère, j’étais déchargée de toute responsabilité… c’était de la liberté en 24 carats ! »   L’Envol, que représente-t-il pour chacun de nous ? Aujourd’hui, nous avons besoin d’un envol sociétal, humaniste et altruiste. Notre envol à tous demande d’impulser en actions concrètes un vrai changement pour l’humanité, que ce soit dans l’éducation, l’économie et la politique. Avec un grand « D’ABORD » dans l’éducation. Parce que c’est urgent ! On n’a plus 20 ans pour attendre de grands changements… Il ne s’agit pas d’être spectateurs des événements comme si nous assistions à un drame joué sur une scène de théâtre… nous sommes tous acteurs de ce qui se joue maintenant. Que choisissons-nous alors ? Dans dix ans, il sera révélateur d’observer les cartes que nous aurons jouées en conscience.  Marine Locatelli  
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CERISE D'AUTOMNE

«L’école actuellement, surtout pour l’adolescence, n’apporte pas le viatique bienfaisant pour l’aventure de vie de chacun. Elle n’apporte pas les défenses pour affronter les incertitudes de l’existence, elle n’apporte pas les défenses contre l’erreur, l’illusion, l’aveuglement. Elle n’apporte pas les moyens qui permettent de se connaître et de comprendre autrui. Elle n’apporte pas la préoccupation, l’interrogation, la réflexion sur la bonne vie ou le bien vivre. Elle n’enseigne que très lacunairement à vivre, défaillante en cela à ce qui devrait être sa mission essentielle. » « Enseigner à vivre, manifeste pour changer l’éducation », Edgar Morin, Collection Domaine du Possible Actes Sud.   Septembre 2019. GREEN TEENS se dessine comme une grande aventure depuis ses débuts en 2016. Trois ans plus tard, où en sommes-nous ? Quand un film n’est pas soutenu financièrement par les institutions officielles des aides audiovisuelles, il est nécessaire d’être persévérant dans l’aboutissement de son projet. Si nous ne nous levons pas pour  nos rêves, comment les réaliser avec conscience ?! J’ai participé à de nombreuses productions audiovisuelles en tant que scénariste sans connaître les aléas d’une production aventureuse. Oui, j’ai connu des productions confortables, même si je ne savais pas d’avance combien d’épisodes d’une série d’animation j’écrirais. Pour GREEN TEENS, nous avons osé prendre un chemin différent et semé d’embûches parce que toutes les bonnes cartes n’étaient pas distribuées. Comme le dit ce cher Alexandre Jollien : « c’est le bordel, mais y a pas de problème… » S’adapter aux situations, à ce qui se présente sans renoncer malgré les difficultés. Et lâcher prise. Ça ne signifie surtout pas abandonner, je le précise car bien souvent la plupart pensent qu’il est nécessaire de tout arrêter. Lâcher prise signifie avant tout se laisser porter par ce qui est là, tout en étant actif dans la roue de la vie. Car il n’est pas question de subir les couacs, il est question de résilience, de se relier à notre force intérieure et à nos compétences créatives. De plus en plus de films qui ne sont pas des super productions « bankables » ne verront pas le jour, ne connaîtront par leur public. C’est comme ça dans ce monde consumériste.   Lamy et Moral : « lâcher prise c’est accepter le risque de l’imprévu, d’une nouvelle vision du monde… » (2011)   L’enthousiasme et la persévérance nous accompagnent depuis le commencement de ce tournage. Car ce documentaire international est un message fort pour tous. Joyeux et surprenant aussi. Et ce message nous porte à achever ce film le mieux possible. Encore plus avec la délicate réforme du bac qui se profile sous la signature du Ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer… Il n’existe pas une voie toute tracée, dans un cadre scolaire parfaitement défini depuis la petite enfance ; il existe de multiples voies possibles pour nos enfants et nos adolescents. Chacun peut vivre un parcours scolaire différent en fonction de ses qualités personnelles. Quelle est la partition essentielle à mes yeux aujourd’hui ? Développer altruisme, auto-compassion et compassion dans un monde trop virtuel et matériel, qui oublie ses racines terriennes et même aquatiques. Développer les compétences psychosociales (compétences émotionnelles, sociales et cognitives) des enfants, des ados, des enseignants et des parents pour mieux vivre ensemble et prendre soin de notre planète. Urgence vitale ! Ce qui nous relie, c’est l’aboutissement de GREEN TEENS. Son montage se poursuit avec le soutien d’un monteur senior professionnel, Hervé, et de notre chef opérateur Thor qui voyage entre la France et l’Allemagne. A nous trois, nous sommes une équipe solide. Nous savons que nous nous rapprochons du but fixé. Et cela est rassurant. Le pré-montage que j’avais élaboré (revisité avec l’aide de Lucas, un stagiaire monteur) nous permet de poursuivre l’étape présente avec plus de fluidité. Evidemment, nous avons eu besoin de plus de temps avec nos 80 heures de rushes, mais notre liberté dans la création de ce documentaire est sans conteste un cadeau.   Lorsque GREEN TEENS sera enfin diffusé, il manquera une personne dans le public : toi papa, toi qui es parti le 13 août pour le monde d’à côté. Nous te dédicacerons notre aventure avec coeur… car elle avait créé quelques tensions au sein de notre famille. Comment accepter  en effet de voir partir deux adolescentes déscolarisées pour une aventure hors d’un cadre habituel en vue d’une autre éducation possible ?!? Et l’année du bac pour l’aînée d’entre elles… Elles ont  développé leurs capacités d’apprentissages toutes les deux, cela a réjoui notre famille et leur réussite présente démontre que tout est possible quand les adolescents sont accompagnés avec confiance, compréhension et amour… et qu’on leur fiche la paix pour développer ce qui compte vraiment pour eux ! Marine Locatelli    « Il faut comprendre que toute décision est pari, ce qui au lieu de donner une certitude illusoire donne de la vigilance. Il faut apprendre à naviguer dans un océan d’incertitude à travers des archipels de certitude. Il faudrait enseigner des principes de stratégie, qui permettent d’affronter les aléas, l’inattendu et l’incertain, et de modifier leur développement, en vertu des informations acquises en cours de route. On n’élimine pas l’incertitude, on négocie avec elle. » « Enseigner à vivre, manifeste pour changer l’éducation », Edgar Morin, Editions Actes Sud, Collection Domaine du Possible.        
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LES VOIX DU FEMININ

Il est encore temps de vous souhaiter une douce année 2019, connectée à ce qui vous porte, ce qui vous enchante, ce qui vous appelle, ce que votre cœur vous souffle...   Il est encore temps, comme je l’ai écrit il y a quelques jours à des amis, de tracer un présent poétique et humaniste dans un monde chahuté. Et comme l’écrit ce cher Edgar Morin dans le tome 5 « L’humanité de l’humanité » de son œuvre majeure « La Méthode », « Pourrons-nous un jour habiter poétiquement la Terre ? » Il est encore temps de changer maintenant ce qui doit être changé. Avec notre R-évolution des consciences en cours ! Au moment de l’éclipse de Lune le lundi 21 janvier, j’étais dans la nuit. Dehors dans le froid. Pour contempler le ciel si beau. La fumée d’un feu de bois s’élevait près d’un champ d’oliviers. D’autres contemplatifs s’étaient assis là sous la voûte étoilée.     J’ai photographié la pleine Lune presque  à la fin de l’éclipse. Quelques minutes après, j’ai croisé un jeune motard qui portait dans une main un drapeau jaune replié… Une pensée m’a traversé l’esprit « A nous la liberté ! » avec le nouveau livre des trois amis Matthieu Ricard, Alexandre Jollien et Christophe André. Grande Aventure de la liberté intérieure. Eh bien j’ai vu quelques instants ce motard avec son étendard comme un chevalier des temps contemporains… Et puis, j’ai visualisé la jeune et impressionnante Greta Thunberg aux côtés de Jane Goodall. L’énergie féminine se déploie comme une déferlante dans les médias, sur les réseaux sociaux. Elles sont de plus en plus nombreuses à agir sans peur, à affirmer leur liberté et qui elles sont. Greta Thunberg activiste, « en grève scolaire » pour le climat depuis août 2018, qui a pris la parole devant Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies, présente à la COP 24 en Pologne en décembre 2018, puis à Davos en janvier 2019, réussit semaine après semaine à engager et mobiliser les lycéens chaque vendredi. La grève scolaire va se prolonger dans de nombreux pays, même si elle n’est pas présente en France parce que refusée par les directions de lycées. Greta annonce d’ailleurs une grève mondiale le 15 mars. Son ancêtre Svante Arrhenius, qui a obtenu le Prix Nobel de chimie en 1903 et théorisé au sujet des gaz à effets de serre sur le réchauffement climatique, doit être fier d’elle et la soutenir dans l’Autre Monde.     "Vous dites que vous aimez vos enfants par-dessus tout et pourtant, vous volez leur futur devant leurs yeux." Greta Thunberg     GREEN TEENS porte les énergies et les voix du féminin. Les voix off des deux adolescentes exploratrices surprendront.  GREEN TEENS a été difficile en 2018 car son montage ne s’est pas enclenché, malgré un co-producteur sérieux, « Les Films de la Découverte », qui a cherché des chaînes de TV française pour le financement de cette étape. J’ai refusé également de signer avec un producteur-distributeur qui s’octroyait une part bien trop importante dans le contrat rédigé. Le monde de l’audiovisuel que je connais bien pour être  autrice-scénariste depuis plus de 25 ans est un monde de plus en plus compliqué, opaque, manipulé. Heureusement, avec nos énergies créatives, avec mes deux amies Courage et Persévérance, chacune dans une main, j’ai accompagné notre documentaire en cherchant une autre voie. Enfin son pré-montage a démarré en décembre, je consacre actuellement le temps nécessaire à la fin de cette étape, sans financement. Son montage va suivre en février grâce à un jeune monteur qui nous a rejoints. Et notre chef opérateur Thorsten Kunisch est également présent pour ce montage. Une jeune femme illustratrice BD est également à nos côtés pour les transitions animées du documentaire. Finalement, que GREEN TEENS soit porté par des jeunes créatifs a du sens car ils sont touchés par le message de liberté d’une éducation connectée à la nature, à leur île intérieure et au féminin. Comment grandir sans savoir qui nous sommes ? Avant de vous dire à bientôt, je vous prie de m’excuser pour le silence qui a plané entre nous. Il n’est pas toujours aisé de communiquer quand vous traversez des moments de doute, de découragement pour un défi magnifique que beaucoup ne comprennent pas. Il est vrai que je ne choisis pas la facilité avec les projets créatifs que je développe depuis de nombreuses années. J’ai surtout choisi de ne pas écrire de scénarios ou d’histoires qui lobotomisent et abrutissent le cerveau de nos enfants et de nos adolescents. Tant de séries TV absolument inintéressantes, produites avec tant d’argent… J’ai choisi d’élever l’âme et la conscience de nos enfants et de nos adolescents. C’est pour cela aussi que j’ai achevé en 2018 un DU de psychologie positive à l’Université des Sciences Humaines de Grenoble car je souhaite poursuivre cette voie d’engagement : transmettre des outils, des pratiques de la pleine conscience et de la psychologie positive, de la créativité, du storytelling, du yoga et de la danse avec joie ! En connexion avec la nature. Tout cela, je le partage aussi avec mon amie Sophie Raynal de Bruxelles, enseignante de méditation de pleine conscience. Chance ! Je vous invite à découvrir nos ateliers et formations sur http://www.jerevedunautremonde.org  Je reviens vers vous d’ici le printemps pour vous conter où nous en sommes dans le montage. Nous pourrons bientôt découvrir ensemble GREEN TEENS. Et rire ensemble ! Car notre film est vraiment joyeux… n’est-ce pas ce qui manque le plus actuellement en Europe et dans de nombreux lieux de notre monde en chaos… Désormais vous pouvez me suivre sur INSTAGRAM : _marine_locatelli_ Et voici la bonne nouvelle du 7 février 2019 : nouvelle réédition d’Heureux et Détendu (Ed.Nathan) avec SHAMATA et SOHAM. Nouvelle couverture que j’ai souhaitée dans le partage, la tendresse, l’Amour, la reliance du féminin et du masculin, le UN, l’Unité. Dans l’énergie du Cœur.  Marine Locatelli, Artiviste 3 février 2019  
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LES BIENVEILLANTS

Est-ce que le mot RENTREE est quasi le plus quotidien fin août début septembre dans l’hémisphère nord ? Nous n’allons pas compter ensemble combien de fois il peut être entendu, lu, vu… Il est là. Jeu d’aujourd’hui, vous proposer un mot qui est son complice : DEPART. Parce que RENTREE et DEPART jouent ensemble sans arrêt. Pourquoi DEPART ? Parce que tout est ouvert quand nous parlons de DEPART, l’inattendu, l’imprévisible s’invitent… Et une RENTRÉEE, c’est un grand DEPART ! Vous voyez chacun sur sa ligne de départ, dans les starting-block, surtout dans le contexte de l’école… l’année de l’entrée en 6e, de la 3e et de son brevet, du bac… l’année de l’entrée à la maternelle ou au CP… Wouhaou !!! Quel parcours, quel marathon, ça ne s’arrête jamais… Et qui accompagne tous ces parcours d’enfants et d’ados ?... Pouvons-nous ensemble nous arrêter et remercier tous les BIENVEILLANTS qui prennent soin de nos enfants pour tous leurs départs et parcours scolaires ?! Aujourd’hui, je souhaite remercier les infirmières de collèges et lycées, ces BIENVEILLANTES qui reçoivent tout au long de l’année des centaines de milliers d’ados. Et j’adresse un sourire de GRATITUDE à l’une d’entre elles parce que je la connais avec joie, Marjorie Fagnola, infirmière du Collège Auguste Renoir de Marseille, qui a accueilli en 2017/18 plus de 1500 adolescents dans son bureau pour un collège qui compte 350 élèves (en 2016/2017, 900 passages d’adolescents dans son bureau)… Le compteur explose, le mal être grandit. L’infirmerie est l’arche du Bien Etre, le lieu où ils peuvent souffler, se reposer, être écoutés, appréciés tels qu’ils sont, sans être jugés. C’est leur moment de pause douceur. Marjorie Fagnola : « J’observe un mal être grandissant, beaucoup de fatigue physique et morale. Un mal être aussi des professeurs se répercutant sur les élèves. En effet, beaucoup m’envoient des élèves quand « la coupe est pleine » en classe. On gère...
Il y a ceux aussi qui sont allergiques aux contrôles de maths ou qui souffrent de lundite. » Aussi, j’ai un souhait pour toutes ces BIENVEILLANTES personnes en ce début de nouvelle année scolaire : que des outils de la pleine conscience et de la psychologie positive leur soient transmis afin qu’elles puissent à leur tour transmettre aux ados des pratiques soutenantes pour leur vie quotidienne ! Marjorie Fagnola : « J’aimerais que tous les ados soient heureux, qu’ils vivent dans un climat sécurisant, sans trop de stress. Leur dire à tous qu’ils sont magnifiques et je me permets aujourd’hui de le leur dire. Je suis tellement heureuse de les voir quitter l’infirmerie avec le sourire et la pêche, parfois avec un « merci madame ». Je tiens à leur dire qu’ils sont courageux... qu’ils peuvent se faire confiance... ». Que chacun puisse déployer ses ailes comme ces magnifiques papillons FLAMBES que nous voyons moins aujourd’hui… et que je rêve de contempler plus souvent…  comme je souhaite que nos enfants soient des explorateurs curieux, qu’ils reconnaissent les papillons et les arbres qui les entourent avec contentement, plutôt que de connaître seulement le nom du dernier jeu vidéo qui se vend par millions sur toute la planète blessée et meurtrie… Quels sont nos souhaits à réaliser avant la fin de l’année 2018 ? C’est le moment de nous en rappeler avec cette RENTREE, ce nouveau DEPART, à nous de jouer et de transformer ces souhaits en actions… même si c’est un défi.  
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FÊTE DES RECETTES

Assiettes vitaminées, arc-en-ciel de saveurs pour la fin de l'année 2017. Recettes réalisées par Laurena et Florane.  Vous pourriez commencer par un PEBRE chilien : une salade d'été de tomates, oignons doux, piments verts et persil. Avec un filet d'huile de tournesol (oubliez l'huile d'olives pour cette recette) et une pincée de sel. Ce n'est pas de saison dans l'hémisphère nord, pourriez-vous nous dire, notre réponse ira dans votre sens : "oui en effet, c'est pour l'hémisphère sud et les pays où les tomates sont présentes en ce moment, gorgées de soleil". Chaleureuses et vivifiantes couleurs dans vos assiettes. Ingrédients du PEBRE : 1 tomate, deux piments verts, 1/4 d'oignon doux et blanc, persil, huile de tournesol, sel. A hâcher finement. A déguster très frais.          A ce PEBRE, vous pouvez marier des galettes faites maison, croustillantes et délicatement épicées. Ingrédients : 2 oignons violets de petite taille épluchés et hachés finement, 2 oeufs (ou pas d'oeufs du tout !), 300 grammes de pois chiches et 300 grammes d'haricots rouges cuits et bien rincés, une petite quantité de carottes crues en lamelles ou rapées (si vous souhaitez ajouter des carottes), sel et poivre, une cuillerée à café de curcuma, curry ou mélange d'épices (si vous appréciez), 6 à 7 cuillères à soupe d'huile d'olive. Mixez pois chiches et haricots rouges grossièrement (le but n'est pas d'obtenir une purée). Dans un saladier, mélanger les ingrédients jusqu'à obtenir une pâte homogène (plutôt ferme), rajouter l'huile, le sel, le poivre et les épices. Former des galettes de la taille et de la forme que vous souhaitez sur une feuille de papier sulfurisé. A mettre au four à 180 degrés pendant 25 minutes environ, en les retournant à mi-cuisson (très important de ne pas oublier !).     Pour les amateurs de crevettes, vous pourriez savourer un CEVICHE chilien, dont voici les ingrédients pour quatre personnes :  400 grammes de crevettes (ou de saumon cru, mariné et cuit dans le jus de citron/huile d'olives) 1/2 oignon violet 1/2 poivron vert persil (ou coriandre fraîche ciselée) jus d'un citron entier huile d'olives  sel et poivre Merken (épice Mapuche du Chili) - doser avec modération Cumin (en fonction de vos goûts)  A couper finement, mélanger, à savourer bien frais    Envie d'un jus de fruits et légumes ? Nous apprécions particulièrement ce mélange cru en automne/hiver : pomme, carotte, fenouil, betterave, quelques gouttes de jus de citron frais. Mélange savoureusement sucré et anisé. La tomate sur la photo, c'est juste pour une touche de décoration (photo prise en septembre 2017).      Belles Fêtes de fin d'Année ! Rendez-Vous en 2018 pour la suite des aventures Green-Teens !
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LA TETE DANS LES ETOILES

  La tête dans les étoiles, entre deux Années L'une s'éclipse vers sa fin La suivante s'élève déjà Comme un lever de soleil    Parmi les constellations Proches ou lointaines planètes Cheveux de comètes Regard porté  vers les anneaux de Saturne et la voie lactée De nouveaux sentiers à tracer   Une nuée de minuscules cristaux blancs entre vos mains Messagers du Nouvel An Soufflez dessus  Et que vos souhaits de coeur  se réalisent   Souvenez-vous De vos rêves Porteurs des poussières d'étoiles Que nous sommes   Marine Locatelli   Aquarelle et collage de notre Green Teener Florane    
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DE VUELTA

De vuelta en la Escuela  Agroecológica Retour à la Escuela  Agroecológica   Neuf mois se sont écoulés depuis mon départ du Chili, pourtant c’est comme si je n’étais jamais partie. Je suis revenue chez moi… Retrouver la vie telle que je l’ai laissée en partant, retrouver les personnes, les amis et la famille qui me permettent de me sentir réellement vivante, qui me montrent la juste place que j’ai dans ce vaste monde. C’est sous le soleil et la chaleur du début de l’été que je suis à nouveau au sein de la Fundacion Origen en tant que volontaire, car durant ces mois d’absence, bien des choses ont évolué ici et le travail ne manque pas. Pour ma part, je travaille dans la partie domestique de la Fundacion Origen, ou plutôt dite hôtellerie et restauration. En compagnie de ma partenaire de travail, chaque jour compte pour apprendre et progresser dans ce milieu où je souhaite devenir professionnelle. Il s’agit d’être à l’écoute des hôtes à tous les niveaux, que ce soit sur le plan alimentaire, au niveau des chambres pour qu’ils ne manquent de rien ou encore tout simplement partager avec eux des moments de discussion et leur faire découvrir ce qui se passe derrière le décor de ce paradis vert. Tout n’est pas toujours facile et certaines journées paraissent bien plus longues que d’autres, mais c’est toujours dans la bonne humeur et avec mon binôme de choc que nous avançons lors de ces moments moins agréables. Malgré tout, c’est avec joie et enthousiasme que je me lève le matin pour aller travailler avec cette chouette équipe. C’est d’ailleurs une chance et une super expérience car en plus de pouvoir évoluer dans le domaine qui me plait, je pratique à fond mon espagnol, et par dessus tout, en compagnie de mes amis ou d’étrangers de passage à la Fundacion Origen, venus pour une formation enseignants spécifique à ce lieu, élaborée par la fondatrice Mary Anne Müller. La grande nouveauté de cette année est l’ouverture de son marché : le Mercado Origen a enfin ouvert ses portes depuis début septembre. Il permet à la Fundacion Origen de vendre ses produits (légumes, herbes aromatiques, plantes médicinales, miel, fromages, pains et desserts gourmands, céramiques) et il offre aussi la possibilité à de petits artisans et producteurs locaux de vendre leur travail et de se faire connaître. C’est un lieu chaleureux, très agréable à vivre. On peut s’y arrêter durant la journée pour la pause déjeuner (salades et sandwichs faits maison sur place), déguster une glace après une journée d’école ou de travail, se détendre en terrasse ou en intérieur autour d’un café… Faites votre choix, on a le temps ! Ou du moins c’est ce que l’on croit car il finit toujours pas nous rattraper… Laurena         
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MUY BAKAN LA ESCUELA AGROECOLOGICA

Fêter avec vous l'anniversaire du début de tournage des Green Teens. C'était il y a un an. Laurena vous invite à plonger dans ses souvenirs.  24 octobre 2016, 19h00 heure française, l’avion se prépare à décoller… Bientôt l’envol vers la première destination inconnue et intrigante. Comment aurais-je pu imaginer faire pareilles rencontres après ces quatorze longues et interminables heures d’avion. Sous la chaleur du printemps chilien, dans un village rural, entouré de collines, non loin de Santiago, existe un lieu hors du commun pour les ados. Un lycée en pleine nature, la Escuela Agroecológica de Pirque, avec des animaux, des jardins et un vaste potager à entretenir et à cultiver. On y apprend des matières classiques comme les mathématiques ou l’anglais, mais bien entendu, les cours et activités se déroulent souvent dehors, au grand air. Les élèves manient avec habilité les outils proposés, mis à leur disposition. Et tout ceci, se déroule dans la bonne humeur, les cris de ceux qui jouent au foot ou au basket, les rires, les discussions entre élèves et profs sous leur allée d’abricotiers, entourés d’abeilles venant se nourrir. Je les entends encore, je sens cette douce chaleur parfumée de joie, partages et découvertes maintenant que je suis loin d’eux.     Ce n’est pas un lycée gigantesque, 400 élèves vivent ensemble au quotidien, ce qui permet à tous de se connaître, d’apprendre ensemble. Grâce à un bon mois et demi dans une classe de troisième année (ce qui serait une classe de première en France), j’ai appris chaque jour quelque chose de nouveau : des mots chiliens, le nom d’une plante et ses vertus, vacciner des bébés chèvres, récolter le miel, observer la reine des abeilles… Je me suis rendue compte que c’était ça aller à l’école. J’aurais adoré vivre mes années lycée dans un lieu comme celui-ci, avec des profs réellement intéressés par leur travail et leurs élèves, des ados qui s’entraident et partagent différentes passions et qui ne travaillent pas seulement pour de bonnes notes ou être le premier de la classe. Les ados que j’ai rencontrés sont des personnes exceptionnelles, ouvertes à l’autre et à la différence, tout comme leurs professeurs qui m’ont montré comment travailler ou qui m’ont aidée. Un des moments marquants que je n’oublierai jamais, a été la cérémonie de la graduation des 4e années. C’est la remise de leur diplôme en fin de cycle (nos terminales en France) ; ils s’en vont ensuite à l’université ou dans d’autres écoles pour poursuivre leurs études ou ils décident de travailler. Chaque année, la semaine avant cette cérémonie, les élèves de troisième année aidés des professeurs des matières agricoles et manuelles, préparent le lieu afin d’accueillir les familles et les futurs gradués. J’ai eu la chance de travailler avec eux cette semaine là. Tous à nos pelles, pioches, brouettes, pinceaux, sans oublier notre combinaison de travail. Chaque jour, de nouvelles tâches nous étaient attribuées : enlever les mauvaises herbes pour les bosquets de fleurs, repeindre le portail et les paniers de basket, préparer les petits sachets de terre qui seront transformés en bougeoirs le jour J, ratisser et tapisser le sol avec du gravier très propre, installer l’estrade, soigner la présentation des gradins avec des plantes en pots… Entre aller et retour, une petite pause à l’ombre des grands arbres pour se rafraîchir s’impose car la chaleur est étouffante. J-1, tout est prêt pour cet événement symbolique et chaleureux. Nous n’avons malheureusement pas un tel rituel pour célébrer notre bac. A la tombée de la nuit, les diplômes sont remis à chaque élève par leur professeur principal. Chacun quitte le lycée où il ne reviendra plus, un flambeau entre les mains. C’est le début des vacances d’été et des festivités de décembre… J’ai appris énormément sur moi-même et sur les autres. Les moments partagés avec les ados ou certains adultes, en cuisine, à l’école, ou à l’extérieur, ont marqué ma vie au Chili. Mon espagnol est devenu vraiment fluide, je suis repartie le cœur rempli de lumière, de rires, de larmes, de discussions, d’activités, de recettes, de moments forts, avec en plus une nouvelle famille chilienne. Ils me manquent chaque jour, l’aventure avec eux ne fait que commencer…          
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RENTREE 2017

Les GreenTeens vous souhaitent une rentrée d'amitié, de créativité, d'inventivité... avec audace car en sa compagnie cheminer vers l'inconnu et aborder de nouveaux possibles est "vie-vifiant" ! Illustrations de notre GreenTeener Florane.    
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ARYA CAYTON AU NEPAL

  En Californie, les Green Teens ont pu découvrir la Tara Redwood School en janvier/févier 2017, école qui propose un environnement propice au développement de l’enfant dans toutes ses dimensions : physique, émotionnelle, cognitive et spirituelle (essence de l’être). Arya Cayton (fille de Pam Cayton, fondatrice de Tara Redwod School) la jeune entrepreneuse et fondatrice de ESTWT  https://www.estwstcollective.com/  nous parle de son expérience dans cette école…unique en son genre !     Comment s’est déroulée votre première journée à la Tara Redwood School Arya ?  Je pense que j'avais seulement 2 ans, donc, malheureusement, je ne me souviens pas !    Comment avez-vous vécu ces années scolaires ? Combien d'années avez-vous passé dans cette école ?  Ma mère a créé l'école après notre déménagement du Népal à Santa Cruz (j’avais 18 mois). J’ai fait partie des premiers enfants de l’école. À l’époque, c'était une école pour les petits, j’y suis restée jusqu’à l’âge de 5 ans seulement.   En ce qui concerne le système d'éducation californien, pouvez-vous définir les différences selon vous ?  J'ai eu la chance de rejoindre une école Montessori lorsque j’ai quitté Tara Redwood School, je n’ai connu le système public qu’à partir du lycée. Bien que l'École Montessori proposait un enseignement de qualité avec de très bons professeurs, je ne me souviens pas d’une attention particulière sur le développement émotionnel et l’intériorité. Par exemple, le processus de résolution des conflits est si efficace et bien en place. C’est simple et profond et cela convient aussi aux adultes. A la Tara Redwood School, tout permet de comprendre l’impact que l’on a en tant qu’individu sur les autres... ses amis, sa famille, sa communauté, son école et, plus largement, le monde. Cette école est la seule que je connaisse qui se concentre vraiment sur la façon dont chacun peut créer un changement positif non seulement par son travail, mais aussi en développant ses qualités intérieures.      Pour vous qu’est ce qui rend cette école si spéciale ? Et surtout du point de vue de l’humain ?  Bien sûr, j'ai quitté l’école à cinq ans mais en grandissant proche d’elle, j'ai pu l’observer et mieux la connaître ainsi que le travail de ma mère. Quand j'étais plus âgée, j'ai participé aux camps d'été de l’école. Je pense que la particularité de l’école est l'accent qu’elle met sur le développement de l'empathie et la gentillesse dès le plus jeune âge. Dès l'école maternelle, pendant l'heure du déjeuner, les enfants discutent de la provenance de leur nourriture et sont reconnaissants à toutes les personnes et les animaux qui ont contribué à leur repas. Vous pouvez voir les yeux des tout-petits briller quand ils commencent à reconnaître d’où leur déjeuner vient et grâce à qui il est sous leur nez générant pour certains de la gratitude. Je ne suis peut-être pas très objective, mais je pense que c'est vraiment unique!   Que pensiez-vous faire comme métier lorsque vous étiez plus jeune ? Je pense que j’ai voulu être vétérinaire pendant un certain temps et, plus tard, infirmière. J’ai bien changé d'avis depuis !      Comment s’est passée la transition avec le lycée ?  J’ai été scolarisée dans la même école Montessori de 5 à 13 ans, et la dernière année, j'étais dans une classe avec très peu d’élèves alors au moment d’arriver au lycée, j'étais tout à fait prête à élargir mon monde et à rencontrer de nouvelles personnes. C'était un âge difficile à bien des égards mais la transition s’est faite en douceur.    Quelles études avez-vous choisi après le lycée ? J’ai rejoint un collège d'art et de design (California College of Art) pendant 4 ans. J'ai débuté dans le département des Beaux-Arts, mais j'ai changé plus tard de spécialisation pour les arts communautaires, un programme axé sur l'art et le design dans un contexte social.     Comment vivez-vous votre vie d'entrepreneuse en tant qu'indépendante ?  Depuis les débuts de l'EST WST, je vis une partie de l'année au Népal. J'aime vivre dans cette partie du monde, le coût de la vie est beaucoup moins élevé qu'en Californie, cela m'a permis de me concentrer sur le développement de mon entreprise et d'autres projets.   Comment se déroule votre vie au Népal Arya ?  Il y a des problèmes ici que nous ne connaissons pas aux États-Unis. Parfois, nous manquons d'eau pendant quelques heures voire même quelques jours, les douches ne sont pas toujours chaudes, et il y a parfois des coupures de courant pendant des heures et donc un accès internet réduit. Vous ne pouvez pas boire l'eau du robinet sinon vous tombez malade. Malgré les défis, la vie au Népal m'a fait découvrir de nouvelles façons de penser et de vivre. Les gens peuvent avoir beaucoup de difficultés, mais ils ne vivent pas avec le même type de stress et d'anxiété que nous connaissons en Occident. Les gens sont naturellement très authentiques, généreux et faciles à vivre. Pour cette raison, malgré les difficultés, je me sens très heureuse et inspirée au Népal. Je ne souhaite pas vivre toute ma vie ici, mais je continue d’apprendre beaucoup en vivant ici.   Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent lancer leur entreprise ? Selon vous, quelles sont les qualités requises pour une entreprise sociale ? Chaque jour, j’apprends tout ce qui est nécessaire pour lancer une entreprise sociale. Je n'avais pas exactement les compétences professionnelles requises au début, j’ai dû les acquérir au fil du temps et si je continue dans cette voie, je suis sûre que je vais constamment continuer d’apprendre. Je pense que ce qui est le plus important, c’est d'avoir une réelle motivation, savoir pourquoi vous voulez lancer ce projet et s’en rappeler tous les jours. Ainsi, dans  des moments difficiles, vous vous souviendrez de votre motivation et cela vous soutiendra. Vous devez également être prêt dès le début à investir le temps et les efforts nécessaires, même si c’est difficile. Nous avons tous le potentiel de créer quelque chose à partir d'une idée qui vient de nous et c’est formidable ! Et si cette idée peut être utile aux gens ou à la planète, alors je pense que cela vaut vraiment la peine de se donner les moyens pour en voir l’aboutissement.  
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DEFI BAC RELEVE

Résultats du bac tant attendus le mercredi 5 juillet 2017. L'équipe des Green Teens tournait à l'extérieur du Lycée Cézanne d'Aix-en-Provence en matinée, Laurena avait rejoint les tableaux d'affichage de la cour intérieure. Attente. Avec une pointe d'impatience. Verdict ? Elle est revenue en courant, un immense sourire sur son visage. Bachelière, libre pour de nouveaux horizons ! Elle était même reçue avec un 20/20 en espagnol à l'écrit et à l'oral. Elle avait eu rendez-vous à l'écrit avec l'auteur chilien Luis Sepulveda (inspirante synchronicité), un texte extrait de son roman "Le monde du bout du monde"* : un jeune explorateur de 16 ans embarqué à bord d'un bateau sur les vagues de la Patagonie. Toujours des aventures lointaines même avec une copie de bac.  Nous avions déjà eu un premier rendez-vous en compagnie de Luis Sepulveda avec un extrait de son "Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis"* raconté par Florane dans notre second clip réalisé au Chili en décembre 2016. Cela me rappelle aussi un épisode tendre de l'enfance de Laurena : le long métrage d'animation "La mouette et le chat", adapté du roman jeunesse de Luis Sepulveda (encore lui !), le premier dessin animé que nous regardions à la maison. Laurena n'avait pas 5 ans. Et elle aimait tendrement Zorba, ce chat qui apprit à une jeune mouette à voler et à déployer ses ailes de liberté. La Escuela Agroecologica au Chili a offert à Laurena une immersion fantastique qu'elle n'oubliera jamais et qui l'a portée vers plus d'ouverture aux autres, comme sa jeune soeur Florane. Gratitude pour tout ce que nous avons vécu tous ensemble à l'autre bout du monde, dans toutes les situations rencontrées. Bel été à tous !  Marine Locatelli   * Les livres de Luis Sepulveda, Editions Métailié, Paris.