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GREEN TEENS DIFFUSION

L'automne s'en vient avec les rendez-vous de Green Teens, sa diffusion prochaine le vendredi 30 septembre à 20.30 au cinéma Le Méliès à Bayeux. Puis le Festival du Livre de Mouans Sartoux accueille Green Teens le vendredi 7 octobre à 11.30 pour une séance dédiée aux adolescents et le samedi 8 octobre à 10.30, au cinéma La Strada. Vous pouvez réserver dès à présent vos places. Je serai présente pour chacune de ces projections. A Mouans Sartoux, les deux exploratrices Laurena et Florane seront à mes côtés. D'autres rendez-vous vont suivre pour notre film engagé et joyeux. Je vous les annoncerai au gré des jours. Restez à l'écoute. Je vous souhaite un doux automne avec la lumière de l'équinoxe en approche dans l'hémisphère nord.
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L'ECOLE DE DEMAIN, AUJOURD'HUI

Après une parution dans Psychologie positive, le magazine Happinez n°67 d'août-septembre 2022 présente le long métrage Green Teens dans sa rubrique du coeur. Cela nous réjouit. C'est la plume de Thomas Jaeck qui signe cette brève. Cela nous permet aussi de vous annoncer que nous vous dévoilerons le calendrier des diffusions de Green Teens au cinéma à la fin du mois d'août. Oui, de très bonnes surprises à partager avec vous. Nous gardons le suspense jusqu'à la rentrée. Patience. Cette amie de longue date nous a accompagnés jusqu'à ce que Green Teens prenne son envol. Merci pour votre présence.    
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L'ECOLE DU VIVANT

Le magazine "Psychologie positive" n°44 de juillet-août 2022 soutient Green Teens en présentant le film dans ses pages ACTUS. Brève signée par la rédactrice en chef adjointe Iris Cazaubon. Une bonne nouvelle à partager avec vous. Nous vous souhaitons à tous un été radieux. Prochaine parution presse fin juillet dans le magazine Happinez.   
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LA VOIX DU KAIZEN 2

Invitation à écouter un épisode du podcast « La voix du Kaizen » avec Alexandre Sattler (Gaïa Images) et Marine Locatelli, réalisatrice de Green Teens. Interview présente sur Spotify depuis février 2022 :  https://www.podcastics.com/podcast/episode/green-teens-mise-en-lumiere-de-lecole-alternative-80314/ Changer le monde pas à pas. « J’ai grandi 20 ans en montagne. J’ai toujours emmené mes enfants dans la nature : marcher, partir en vélo, observer, contempler, s’asseoir, courir, jouer… mes filles ont pu expérimenter des classes Montessori basées sur l’expérience lorsqu’elles étaient petites avant de rejoindre le système plus classique de l’éducation. J’ai observé peu à peu que ce système ne nous convenait pas parce que les enfants sont trop enfermés. Quand tu observes tes enfants grandir, tu te poses mille et une questions : qu’est-ce que j’ai envie de transmettre ? Qu’est-ce qui est juste ? Qu’est-ce que j’ai envie de raconter comme histoires ?  Etre parents, être passeurs de belles histoires, être des passeurs de vie, vers la nature. Quand tu observes les enfants, toujours dans le jeu, ce jeu magique et spontané, tu as envie que cette spontanéité ne s’efface pas, qu’elle soit nourrie en grandissant, et que ce regard de curiosité, cette vivacité d’explorateur soient toujours présents. Prendre son temps avec nos enfants, leur apprendre à être l’écoute d’eux-mêmes, de leurs émotions, de leur ressenti dans le corps, leur permettre de s’exprimer, vivre les expériences et s’émerveiller. L’éducation a besoin d’être expérientielle, on a besoin d’être des explorateurs, or nos enfants dans le système classique suivent ce que l’enseignant dit dans un système figé et dépassé. Alexandre : « Comment as-tu dessiné ce projet GREEN TEENS ? » Marine : « Je voudrais te confier quelque chose, mes filles ont très souvent été absentes à l’école, au collège et au lycée. Tu imagines que ce n’est pas très bien vu. Mais elles travaillaient bien. Les heures d’absences de Laurena en première, c’était une catastrophe ! Tu ajoutes le programme et les absences des enseignants, et il n’y a plus rien à ajouter. Mes filles ont presque cinq ans d’écart. En sixième, Florane s’ennuyait tout le temps et n’avait pas assez de temps pour dessiner et écrire. Et elle avait vraiment besoin de temps pour elle. En observant cette situation, je me suis dit « non, ce n’est plus possible ! », ça ne pouvait plus continuer comme ça. Les dons de Florane allaient s’effacer, elle ne pourrait pas les nourrir. Et j’ai commencé à écrire ce projet. J’étais déjà engagée dans le mouvement du Printemps de l’Education auprès d’Antonella Verdiani. Je voyais bien ce qui se déroulait ailleurs. Comment éduquer nos enfants autrement ? J’ai cherché des lieux pour adolescents où ils pouvaient grandir libres. Pour les petits, tu trouves toujours des lieux, mais pour les plus grands, il y a si peu. J’ai fait des choix sur différents continents. Tous ces lieux ont été créés par des femmes. Tous les enseignants formidables de ces structures, femmes ou hommes, sont vraiment connectés à la nature. Ils transmettent des valeurs essentielles à nos enfants et les accompagnent pour mieux se connaître. Ce qui est important aussi dans tous ces lieux, c’est que la paix est très présente. Elle est enseignée aux enfants et aux adolescents, qui sont des gardiens de la paix à la Escuela Agroecológica du Chili. Il y a une éducation mutuelle très présente, où on prend soin les uns des autres. A la Escuela, ils ont quatre ans à vivre au sein de cette communauté pour faire grandir cette flamme de paix, leurs engagements pour eux-mêmes, leurs familles, pour la Terre. Connaître les plantes médicinales, c’est incroyable comme ils les connaissent bien. C’est vraiment touchant de les voir grandir comme ça. La Escuela du Chili va développer aussi un programme pour les 11/13 ans, cela leur permettra de grandir deux ans de plus dans ce lieu unique. De nombreux enseignants viennent aussi se former à la Escuela Agroecológica, notamment les trentenaires et les moins de trente ans qui voient que le système est à bout de souffle. Il est nécessaire d’enseigner différemment aux enfants. La Escuela est un lycée publique d’état ouvert en 1991, sa fondation est sponsorisée par des sociétés privées. Les enseignants viennent se former gratuitement. Au départ, quand tu quittes le monde connu pour aller vers ce grand inconnu, il y a un temps de pause. Pour Laurena, ma fille aînée, il lui a fallu deux semaines avant de pouvoir intégrer la classe où on l’attendait. Elle avait besoin d’observer de l’extérieur comment ça marche, qu’est-ce qui se passe, elle avait besoin d’un temps d’adaptation. Florane était inquiète, mais elle a plongé plus vite. Elle aimait beaucoup aller en sport avec eux car elle est très physique. Ils ont un très beau mur d’escalade sur lequel elle aimait bien grimper. Et elle aimait surtout rejoindre l’atelier de céramique où elle pouvait créer tout ce qu’elle souhaitait. Pour Laurena, une fois qu’elle est entrée dans sa classe, elle était ravie de toutes ses nouvelles rencontres et de l’accueil qu’elle a reçu. Elle a perçu les adolescents comme très attentionnés. Et il y avait beaucoup de joie dans ces différentes classes. Pour le tournage, nous n’avons pas suivi un scénario classique, même si j’avais écrit le projet. On s’est laissé porter par les rencontres et ce qui se déroulait dans les différents lieux. J’ai vraiment tissé le scénario après le tournage, afin de réécrire à la fois un long métrage documentaire et fictionné. Nous avons beaucoup aimé filmer les duos adolescents/enseignants que j’ai imaginés au Chili, ce que chacun s’était apporté mutuellement. Les enseignants sont très chaleureux pour leurs élèves qu’ils embrassent, avec lesquels ils jouent au foot ou au baby-foot. L’atmosphère est vraiment ressourçante, joyeuse, bienveillante. J’ai souhaité un ton particulier, avec les voix off des deux exploratrices qui ont joué le jeu avec leur personnalité respective. Cette narration singulière emmène le public en voyage, vers des terres d’éducation généreuses. On suit la progression, la métamorphose et la relation des deux soeurs jusqu’au bac, le fil rouge de notre récit. Car il y a toujours cette question en supend : Laurena sera-t-elle prête pour se présenter aux épreuves du bac en apprenant d’une façon si différente et vivante ? Et comment grandit Florane de l’enfance vers l’adolescence, elle si réservée et créative, dont les aquarelles tissent des moments d’intimité en révélant ses états d’âmes, jeu de miroir avec la réalité. » Alexandre : « Quelle est l’école de tes rêves Marine ? » Marine : « Je rêve d’une école où les enfants peuvent grandir en étant connectés à la nature, bien reliés à leurs racines, où le corps va avoir une place primordiale, où tu pourras danser, méditer, faire du théâtre, t’exprimer, oser, être inventeur, explorateur. En fonction de tes dons et tes qualités, qu’elles soient nourries et qu’elles puissent grandir au contact avec les autres, que les enseignants soient des accompagnants formés d’une autre façon, qu’on offre aux enseignants un autre cadre de formation, qu’ils soient beaucoup plus libres… et que notre système éducatif soit tourné vers l’empathie, l’altruisme… et prendre soin de soi, des autres et de la planète » 19 mai 2022  
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LA VOIX DU KAIZEN

Invitation à écouter un épisode du podcast « La voix du Kaizen » avec Alexandre Sattler (Gaïa Images) et Laurena des Green Teens. Interview présente sur Spotify depuis février 2022, enregistrée en avril 2017 dans les locaux de Voyageurs du monde à Paris : https://www.podcastics.com/podcast/episode/green-teens-mise-en-lumiere-de-lecole-alternative-80315/ « A la Escuela agroecológica du Chili, les élèves sont plus heureux qu’en France. Ils arrivent avec le sourire le matin. » Pendant les dix premières minutes, Laurena répond aux questions d’Alexandre autour du bac et de son travail scolaire avec le CNED, qu’elle ne connaissait pas avant de s’y inscrire pour son année de terminale. Ce qu’elle a apprécié du CNED, pouvoir organiser son emploi du temps à la carte. Avoir plus de temps pour elle. Parce qu’au Chili, elle était en cours toute la journée avec les élèves, souvent les mains dans la terre. Aussi, elle n’avait pas de temps à consacrer à ses cours du bac pendant deux mois. Les dix minutes suivantes concernent la vie quotidienne, les apprentissages et les nouvelles compétences développées à la Escuela agroecológica du Chili, tout ce que Laurena a expérimenté dans la classe qui l’a accueillie. Alexandre : « quelle école aimerais-tu pour tes enfants plus tard ? » Laurena : « une école ouverte sur les autres, sur le monde, où l’enfant expérimente avec des animaux, des plantes, dans la nature. Apprendre des langues aussi et des bases de maths et d’autres matières. Une école où on se sent heureux. »        
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RESPIRER LIBREMENT

L'écrivain Haruki Murakami imagine « des espaces où les individus pourraient s’épanouir et respirer librement », des « abris de rétablissement individuel ». Dans son essai « Profession romancier » (2015), Haruki Murakami évoque ses souvenirs d’école, une époque où « il existait un espace susceptible d’absorber les conflits entre les individus et le système. » Des trouées et des interstices permettaient de se réfugier quand on était en difficulté. Or, l’absence de refuges aujourd’hui demande de créer des espaces dans lesquelles nous pourrons nourrir de nouvelles approches. Selon lui, les enfants et les adolescents ont besoin d’espaces refuges, « dans un libre va-et-vient entre individus et système. Des espaces où les individus pourraient s’épanouir et respirer librement. Loin du système bureaucratique, de la hiérarchie, de l’efficacité toute puissante, du harcèlement. Des sortes d’abris temporaires, chauds et accueillants, dans lesquels on pourrait entrer et sortir en toute liberté. Où individus et communauté se rencontreraient en dehors de toutes contraintes. Où serait laissée à l’appréciation de chacun la position qu’il occuperait. Ces espaces, j’aimerais les désigner comme « des abris de rétablissement individuel ». Ces espaces offriraient des contenus appropriés et permettraient aux jeunes, de plus en plus nombreux à être inadaptés au système scolaire actuel, de développer leurs potentialités, à leur rythme. Evidemment, sans ingérence d’un Ministère de la Culture ou de l’Education pour rester libres d’expérimenter ! Je me sens proche des propos de Murakami, et le voilà en compagnie d’enseignants Montessori, Freinet ou Steiner, de chercheurs en pédagogie alternative, sur les chemins d’écoles démocratiques qui s'épanouissent dans notre paysage éducatif en Europe (EUDEC France). Parce que nos enfants et adolescents ont subi pendant deux ans les injonctions délirantes du Covidmania (sous « l’Etat d’Hypnomania et Somnambula », texte à venir), il est essentiel d’imaginer des espaces de vie où venir se réconforter, grandir et développer sa force intérieure, ses forces de caractère (Martin Seligman), sa pleine présence (Daniel Siegel, « Brainstorm » « The whole brain child »), sa spiritualité, ses compétences psychosociales (émotionnelles, sociales et cognitives). Nos enfants, nos ados, nos étudiants peuvent être accompagnés à s’aimer grâce aux outils de l’auto-compassion de la chercheuse américaine Kristin Neff (Université d’Austin) que celle-ci transmet dans ses programmes à l’université d’Austin (« S’aimer », Belfond). Sans la grande santé de Nietzsche qu’évoque si souvent le philosophe Alexandre Jollien, il est difficile de vivre en harmonie avec soi-même. Prendre soin de la santé de l’âme est un ressourcement auquel se relier au gré de toute la vie. En tant que parents et adultes compassionnés, c’est à nous d’imaginer et d’inventer des lieux porteurs d’élans d’espoir pour nos enfants et nos ados, comme vous pourrez les découvrir dans GREEN TEENS. Le domaine de l’éducation me concerne depuis bien longtemps car nous avons tous eu des blessures que nous avons pu soigner, en fonction de notre histoire personnelle. En prenant du recul, ma sensibilité créative exprimée à travers la danse, la musique et l’écriture, m’a permis d’apaiser des moments difficiles parce que nous ne répondions pas aux demandes du cadre, qui imposait toujours efficacité et résultats (évaluations, notes, compétition, entraînant jalousie et menaces). Qu’on soit bon ou mauvais élève dans le système, nous souffrons tous à un moment donné pour nous-mêmes ou pour les autres. La pression est forte. La réforme du Ministre de l’Education Nationale  Mr Blanquer et son bac à tiroirs avec des spécialités inadaptées, est un vaste bazar dans lequel les élèves sont perdus et choisissent sans savoir. En relisant « La déconstruction nationale » du Professeur de philosophie René Chiche, en particulier le chapitre 7 sur la classe de philosophie, on peut remarquer que tout a été piétiné depuis des années. La philosophie a été sacrifiée pour les matières scientifiques et le monde robotisé, la high tech et Big Data. Comment les élèves pourront-ils sortir de la caverne de Platon avec un esprit éclairé et lucide, capables d’appréhender le monde dans lequel ils évoluent ? Spinoza mériterait d’être là, à distiller sa philosophie de la joie et du bonheur. Cela adoucirait le quotidien des lycéens. GREEN TEENS transmet de profondes valeurs d’entraide, d’éducation mutuelle et de coopération. Ce sont elles qui portent notre humanité. L’individualisme et sa cohorte d’intérêts personnels mènent nos sociétés à faire payer à l’autre les choix de nos faux pas, de mauvaises décisions, de politiques corrompues et d’injustices inacceptables. A travers ce long métrage, vous ressentirez peut-être le souhait de développer un projet inattendu pour vous quelques mois auparavant. Puisse ce film être un déclic révélateur pour des jeunes, des parents ou de futurs parents, des enseignants, des personnes d’univers variés, d’ouvrir la voie à de nouveaux horizons, en apprivoisant la peur. Avec confiance malgré les remous, et curiosité aussi. Cette merveilleuse curiosité des enfants que nous pouvons nourrir encore et encore en leur compagnie et qui illumine nos âmes. Marine Locatelli, samedi 9 avril 2022  
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HORIZON LIBERTE

Nous avons besoin de tisser liens et relations sincères avec les autres pour s’accompagner, s’entraider, créer ensemble ce que nous ne pourrions accomplir seul.  Développer et aboutir un projet avec les compétences respectives des uns et des autres, cela nous permet de grandir ensemble, de réaliser que nous nous construisons grâce aux autres. J’ai réécouté un enregistrement d’Albert Jacquard de 1994, conservé dans les archives de l’INA. Au cours de cette conversation, Albert Jacquard raconte : « le pire, c’est d’avoir fait des écoles où on est en compétition les uns contre les autres ». Que peut-il advenir d’une telle société et de son diktat compétition ? On dresse les personnes les unes contre les autres, on leur apprend à devenir des tueurs « moi d’abord ! », à se détruire les uns par les autres. Et dans les grandes écoles, on sélectionne toujours les plus conformes. Albert Jacquard poursuit par « plus on est conformiste, plus on est dangereux. Et on est en train de sélectionner les gens les plus dangereux. » Le réalisateur Albert Dupontel cite de son côté le neurobiologiste Henri Laborit : « l’intelligence se fout de la compétition. »  Lors du tournage en Inde de Green Teens, sans avoir lu Albert Jacquard, Laurena développe un sujet sur l’éducation, un enregistrement en espagnol pour une évaluation destinée au CNED.  Et elle reprend des mots similaires à ceux d’Albert Jacquard car elle a observé une situation identique : « dans nos écoles, j’entends seulement « ma réussite », « détruire l’autre pour prendre sa place », « je veux les meilleures notes », ce n’est pas possible de continuer comme ça. Le système éducatif n’a jamais changé. Les enfants méritent tellement mieux. »  Poursuivons avec ce que nous vivons maintenant dans la crise sanitaire, une crise d’ordre sociétale, économique et politique. « Préparer de futurs médecins en leur donnant une mentalité de tueurs, il y a quelque chose de pourri là-dedans. » (Albert Jacquard) Or, que remarquez-vous aujourd’hui dans la crise que nous traversons ? Combien de médecins se révèlent de bons médecins auprès de leurs patients en prescrivant des traitements nécessaires qui ont été interdits ? Combien d’autres participent au diktat du gouvernement et de notre ministère de la santé ?  Vidéo « Demain dépend de nous », avec Albert Jacquard : http://https://www.youtube.com/watch?v=LixYbK621QU Nous vivons une période cruciale. Que vivent nos enfants et nos adolescents au quotidien ? Combien sont ceux qui se sentent libres et courageux ? Combien sont-ils à remettre en question le discours officiel qui tourne en boucle à l’école, à la maison, dans la rue ? L’inacceptable devient une norme acceptable, finalement acceptée. Combien se plient à cette norme inacceptable par peur, par culpabilité de ne pas faire comme les autres, de ne pas être intégrés dans le groupe de « la nouvelle normalité » ? Après tout, pour conserver leurs libertés, certains sont prêts à tout signer en fermant les yeux, prêts à attaquer ceux qui ne voudront pas se plier à l’inacceptable. Les résistants sont déjà traités de « contaminateurs », de coupables, de complotistes, de dérangés mentaux aussi. Les manifestants du samedi sont traités d'irresponsables, de citoyens dangereux alors qu'avant tout ce sont des citoyens bien réveillés, chercheurs de vérités, conscients et lucides sur la situation actuelle.  Enfermés, masqués, piqués… demain sous le joug de mesures toujours plus coercitives, du contrôle social ? Cela rappelle d’autres heures sombres que nous ne pouvons oublier tant la souffrance et l’horreur furent insoutenables. Simplement, l’Histoire se répète en élaborant des scénarios différents, en créant un narratif comme celui d’une série TV avec la structure dramatique de tous ses épisodes, l’objectif est toujours le même : asservir, soumettre, détruire celui qui pense différemment, qui cherche et use de son esprit critique, maintenir en esclavage la population. Mieux bridée, elle sera consentante. Je mets l’accent sur ce mot « consentante », dont la racine latine signifie « cum » avec et « sentire », sentir, penser. Si nous n’observons pas attentivement la situation présente, si nous n’analysons pas les faits et ce qui se joue pour penser par nous-même, sentir le danger, nous perdons notre volonté intrinsèque. Qu’en sera-t-il du sens de notre vie ? Souvenons-nous du proverbe « qui ne dit mot consent » parfaitement d’actualité. Quand nous gardons le silence, sans objection, nous fermons la porte à la remise en question et à l’agir pour aller vers un changement nécessaire et parfois urgent.  Je refuse de vivre dans « un pays qui se tient sage » (film de David Dufresne, 2020, distributeur Jour2Fête) comme je refuse qu’on apprenne à un enfant de se tenir sage, de se taire et de se conformer, de se résigner et accepter tout ce qu’on lui dit de faire, de penser, sans élever la voix et le remettre en question, sans se questionner sur le sens de ce qui est juste ou pas. Enfants et adolescents n’ont aucun besoin d’un grand frère comme « Big Brother ». Nous non plus. Nos libertés ont des ailes qu’aucun puissant n’a le droit de nous couper pour assouvir sa soif vorace de pouvoir et ses intérêts économiques d’ogre.  Marine Locatelli    « Demain dépend de nous » Albert Jacquard (Sciences et Croyances, texte suivi de Demain dépend de nous, avec Jacques Lacarrière, Albin Michel 1999) « L’inhibition de l’action », « Eloge de la fuite », « Dieu ne joue pas aux dés », Henri Laborit  « Adieu les cons », dernier long métrage d’Albert Dupontel, à voir ou revoir, après sa première diffusion cinéma stoppée avec le confinement « Episode 2 » en octobre 2020.  « Propaganda, la fabrique du consentement », docu Arte 2018 : https://www.dailymotion.com/video/x6kqf6i   Goéland, crique du Var en Méditerranée, photo de Florane (juillet 2021).     
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GREEN TEENS l'affiche

L'horizon de Green Teens est vaste, ouvert sur de nouveaux possibles de par le monde, pour une éducation connectée à la nature, où chacun est libre de grandir en cultivant ses qualités, une pensée vive, curieuse, non conformiste, un esprit critique incisif. Enfants et adolescents ont besoin de reliance à l'essentiel, à la nature, aux éléments, aux autres. Apprendre à se connaître, tracer des chemins réjouissants et décider de s'engager à vivre avec courage dans ce présent chahuté. Parents, nous sommes là pour accompagner leurs élans et tous les changements qui en découlent. Invitation à lire avec vos ados des chapitres d'Eloge de la fuite d'Henri Laborit, 1976 (Folio Essais) : « … dans la majorité des cas les parents jugent à l’avance, en adultes qui savent ce qu’est la vie, ce qui doit être enseigné à l’enfant pour qu’il ait le plus de chances possible, plus tard, de trouver le bonheur. Ils savent ou croient savoir, que le bonheur est fonction du niveau atteint dans l’échelle hiérarchique, qu’il dépend de la promotion sociale. L’enfant entre donc très tôt dans la compétition. Il doit être le premier en classe, bon élève, faire ses devoirs, apprendre des leçons qui déboucheront plus ou moins tôt sur un acquis professionnel. »  
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C'EST MAINTENANT !

Quelques semaines de silence. J’ai poursuivi l’écriture d’un livre pour jeunes ados maintenant terminé, relié au long métrage documentaire Green Teens et à sa première partie tournée à la Escuela Agroecológica au Chili.  Il est temps de partager avec vous les nouvelles de notre film au cours de cette période particulière où la culture est malmenée comme nos libertés censurées. L’étalonnage s’est achevé en Allemagne avec Cocktailfilms que je remercie sincèrement pour la qualité de leur travail. Luis Engels, en collaboration avec notre chef-op Thor Kunisch, a pris soin d’étalonner chaque plan : une étape décisive pour le choix de la température des couleurs, le jeu des lumières, des ombres et des contrastes. Depuis mi-avril, Green Teens entièrement sous-titré en français pour les parties internationales (Chili, Californie et Inde) s’envole vers festivals et distributeurs. Et nous préparons les sous-titrages anglais pour la version internationale afin qu’elle soit achevée en juin. Nous avons déjà reçu quelques retours positifs, mais les sélections sont difficiles, d’autant plus avec l’arrêt des diffusions cinématographiques depuis octobre 2020. De nombreux films sont en attente d’être présentés sur grand écran. Puissent les festivals ouvrir de beaux horizons à Green Teens, une pépite de joie.  Ses émotions positives feront du bien aux enfants, aux ados et à leurs familles. Nous cultivons espoir, engagement et liberté.  Je reviendrai vers vous avec d'autres bonnes nouvelles. Je vous souhaite une magnifique première semaine de mai. Souvenez-vous, en mai, il est bon de faire ce qui vous plaît.  Marine Locatelli  4 mai 2021   Synopsis Au lieu d’être en terminale L et en 5e, Laurena et Florane partent explorer comment apprendre autrement, développer son potentiel, être soi-même. Destination Chili, Californie, Inde et France à la découverte de lieux d’apprentissages en pleine nature pour adolescents qui partagent une vision commune : respecter la vie, la Terre, cultiver la bienveillance, être dans l’énergie du Cœur. Comment se présenter au bac après une telle enquête ? En parallèle, Laurena reste en lien par skype avec Théo, un ami resté en France qui se prépare lui aussi au bac. Ensemble, ils échangent sur ce qu’ils vivent. Green Teens nous emmène à la découverte de structures éducatives tournées vers la connaissance de soi, la relation à l’autre, le lien à la nature et au vivant. Exploration de lieux de vie pensés pour que l’être en devenir puisse être acteur de sa propre éducation et pleinement auteur de sa vie. Une question essentielle revient pour Laurena : comment se préparer au bac tout en allant à la rencontre de celles et ceux qui apprennent d’une façon si différente et vivante. Et comment grandit Florane de l'enfance vers l'adolescence, elle si réservée et créative, dont les aquarelles tissent des moments d'intimité en révélant ses émotions, jeu de miroir avec la réalité documentaire.   Je vous invite aussi à relire le 2e article de notre blog, toujours d'actualité avec ce que vivent les enfants, les adolescents et les étudiants au cours de cette année scolaire difficile : https://www.green-teens.org/blog/la-revolution-du-silence   Légende des trois photos :  - Une partie de la tribu d'ados de la Escuela Agroecológica que vous retrouverez dans le film aux côtés de Laurena : Lurdes, Zaïra, Diego,  Cristobal, Vicente, Maxi. - Avec Thor Kunisch, directeur de la photo de Green Teens. Notre équipe créative est une collaboration fructueuse. Je le remercie avec coeur pour son conseil artistique. Photo prise par notre greenteener Laurena près du Cajón del Maipo, où nous avons tourné une séquence présente dans le film. Le Cajón se situe à une heure et demie de Pirque et de la Escuela Agroecológica. - Un petit groupe de la classe de Florane pendant un atelier en extérieur, au second plan la majestueuse Cordillère des Andes, vers qui les regards se tournent à chaque réveil avec le lever de soleil à l'ouest dans l'hémisphère sud. 
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LIBERTE POUR L'IEF

Défendre l'Instruction En Famille, le droit à l'IEF, c'est défendre un droit fondamental des parents, issu de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, la liberté d'éducation comme un droit citoyen inaliénable. "Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants." Art.26.3 de la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen. J'ai initié avec conviction deux vidéos pour la fédération Felicia. Des témoignages enthousiasmants à écouter. Parole donnée à des jeunes qui ont grandi en IEF, à des parents et professionnels de l'éducation. C'est Nora 18 ans, après 10 ans en IEF, qui se confie la 1ère : "Choisir son instruction est une liberté fondamentale". Chaque enfant peut avoir besoin de l'IEF dans son parcours scolaire quand ce n'est pas un choix de vie.  Dans la 2e vidéo, la réalisatrice Clara Bellar du film "Etre et Devenir" témoigne aussi : "dans tous les régimes totalitaires, la liberté d'apprentissage a toujours été perçue comme une menace."  Montage Johanna Cristol. Musique dimatismusic, compositeur de 22 ans, Panama. Marine Locatelli  http://www.youtube.com/watch?v=cyuQ1w4E5Pw http://www.youtube.com/watch?v=uA4mUcRF2GY https://federation-felicia.org/   Invitation à écouter "Nos enfants", une chanson magnifique de Sasha Bogdanoff Notre gouvernement fait fausse route. Il est grand temps qu'il écoute la sagesse des familles engagées pour la liberté d'instruction de leurs enfants. http://www.youtube.com/watch?v=eg_0Mwl83aI   17 décembre 2020 Le projet de loi pour interdire l'IEF a été présenté en Conseil des Ministres le 9 décembre 2020.
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SENTIER TRESOR

Sentier secret. Sentier d’enfance. Sentier d’été. En partance… Juste un sentier en forêt, comme des retrouvailles tant attendues. Toujours revenir, se ressourcer au creux du cœur de Nature. Plus près du ciel, plus près de la terre. Laisser nos pas être portés par la force et la lumière pénétrante de Nature. Un souffle, celui des plateaux fleuris des sommets, des crêtes fières des montagnes. Comme un appel à respirer pleinement, en compagnie de tous les insectes qui vrombissent avec leurs petites ailes déployées. Remue-ménage, ça vole en tous sens, ça trépigne et ça pique. Remue-ménage, ça s’arrête seulement à la nuit tombée quand les animaux nocturnes retrouvent leur vaste décor en lui donnant vie avec leurs cris parfois inquiétants. En sortant du sous-bois de sapins et de feuillus, le sentier dévoile l’horizon déployé comme une carte géante sur les crêtes de Villard de Lans. Et si on jouait ? Une chasse au trésor ?! Vous aimez les énigmes cachées dans la nature ?   J’ai un souvenir heureux d’une chasse au trésor en pleine forêt pour mon anniversaire quand j’étais en 6e . Je l’avais préparée avec une joie malicieuse pour mes amis venus de différents villages du plateau du Vercors. On avait couru comme des folles et des fous dans la forêt, en retrouvant les indices que j'avais semés le matin. Nous étions libres de vivre pleinement cette journée… sans surveillance. Cela laisse des traces d’une grande force en nous. Des traces de confiance. On se sentait tout puissants auprès des arbres. Tout puissants d’être présents à la vie qui bouillonnait en nous… comme l’eau d’un torrent frais, joyeux de s’écouler en jouant avec le courant. Libre. Un avion s’est soudain envolé de la lune à trois quart pleine, bien découpée dans le bleu du ciel. Elle s’élève juste au-dessus de la ligne des sapins, si proche de nous. Plus facile de décoller de la lune que de la terre dans ce temps présent. Un jeu de lignes tracées dans l’azur.  Se prendre au jeu de jouer avec son imaginaire. Un bruissement. Un parfum fruité et attirant de longues fleurs sauvages étirées dans l’air, ouvertes en ombrelles. Les papillons gourmands de nectar ne résistent pas aux valérianes. Epilobes fuschia et grandes gentianes jaunes desséchées bordent le sentier dans un recueillement silencieux. Nous les croisons en laissant nos mains les effleurer... peut-être pour garder leur parfum au creux de nos poignets. Le bal des fleurs est d’une sensualité délicate. Et leurs soupirs au vent restent secrets pour nous. En leur compagnie, nous ressentons davantage la beauté de toute vie éphémère. La marche est une amie merveilleuse.   Plateau de Nave, Autrans en Vercors. Un Trésor à préserver. Souvenir Août 2020. Marine Locatelli       
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Paris. Postproduction pour Green Teens. Lundi 15 et mardi 16 juin, voix off enregistrées au studio Capson avec Vianney Aube. Laurena et Florane ont joué ces voix off joyeuses et émouvantes devant le micro, un casque sur la tête. Un entraînement de trois semaines les a réunies presque chaque jour afin de se soutenir et d’être confiantes pour cette expérience inhabituelle. Puis le mixage s’est enchaîné. Le pré-étalonnage se poursuit au cours de la semaine du 22 juin. L'étalonnage se poursuivra à l'automne 2020. Etape suivante : signer avec un distributeur France et un distributeur international en 2021. Patience. Et nous pourrons découvrir Green Teens ensemble. Flash-Back du printemps. Mardi 9 juin. La porte de la chambre de Laurena s’est ouverte à 13.15 dans un souffle de soulagement. 4 heures d’examen via internet s’étaient écoulées. Qui aurait imaginé en mars que les examens de nombreux étudiants se dérouleraient ainsi ou seraient annulés comme celui du bac ?              Laurena est arrivée de Suisse le dimanche 15 mars en pensant rentrer un mois plus tard dans son école de management hôtelier Vatel à Martigny, dont les cours n’ont pas repris. Déception et tristesse. Comme elle, presque tous ses amis sont restés dans leurs familles. Ils ont travaillé à distance sans leurs ateliers de pratiques organisés tous les quinze jours à l’école. Je n’oublierai pas les arbres en fleurs apaisants du printemps 2020, notre petit brugnonier aux pétales roses en Provence. Ce jeune arbre a accueilli Laurena avec la tendresse de ses couleurs et de ses branches fragiles. Et sur le chemin de la Simone à l’orée de la forêt, un merisier blanc neige nous saluait à chacun de nos passages à la fin du jour, comme un ami.     Les fleurs roses d'un jeune brugnonier s'offrent au regard comme une invitation délicate, fleurs fraîcheur éphémères, émouvantes. Une boule de plumes s'ébat dans un bain de pâquerettes, bonheur ! Une traînée de rose lumineuse dans les lambeaux des nuages. La vision des cerisiers du Japon. Une pluie de pétales roses. Marcher sur la pointe des pieds dans cette tendresse, lentement. Et porter comme une offrande nos sourires, nos larmes à ces pétales qui s'effaceront sans laisser de traces. La beauté de la nature m'émeut par sa beauté infinie, si fragile... comme nous (instagram 17 mars 2020).     Vendredi 12 juin, le groupe de travail de Laurena sous sa supervision, constitué de deux étudiantes et d’un étudiant a présenté un projet Capstone en visioconférence, une création de restaurant pour laquelle ils ont travaillé toute l’année avec conviction : business plan, gestion, marketing, RH... un dossier complet, très apprécié du jury. Ces grands ados auraient aimé se retrouver et présenter de vive voix leurs différents projets devant leurs professeurs. Ils se sont adaptés à la situation présente, même si elle était inconfortable. Puissent-ils tous être réunis début septembre dans leur école pour célébrer heureux la remise de leur bachelor… Laurena a déjà expérimenté une année particulière avec celle du bac, sans être au lycée pour explorer une éducation connectée à la nature dans le long métrage - docu-fiction Green Teens. Elle avait réussi son bac, inscrite en candidate libre, en suivant les cours par correspondance du CNED : « je me suis retrouvée à nouveau dans une situation particulière avec ces examens à distance en juin 2020. Comme quoi, on ne sait jamais à quoi s’attendre… » Nous aussi, nous nous sommes adaptées avec courage et persévérance pour aboutir le défi créatif de Green Teens. Le doute, le découragement, le stress se sont invités à tour de rôle… heureusement, l’enthousiasme a toujours été notre clé. Nous vous la transmettons afin qu’à votre tour vous puissiez réaliser ce qui est essentiel pour vous.  A bientôt pour d’autres bonnes nouvelles ! Bel été à toutes et tous… Marine Locatelli, 23 juin 2020